Aujourd’hui, la médiation culturelle repose encore sur une logique simple :
ajouter.
Ajouter des panneaux.
Ajouter des écrans.
Ajouter des explications visibles.
Chaque ajout est justifié.
Mais, progressivement, le lieu change.
Ce qui devait être transmis se retrouve entouré, encadré, parfois recouvert.
Ce projet propose une autre voie.
Transmettre sans ajouter.
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PROPOSITION TECHNIQUE
Système de médiation invisible par reconnaissance visuelle
Unity + Vuforia – fonctionnement hors ligne
1. Problématique
Les dispositifs classiques de médiation (panneaux, cartels, écrans, codes QR) présentent des limites importantes dans un contexte patrimonial :
- dépendance à internet (QR, contenus en ligne)
- dépendance à l’électricité (écrans, bornes)
- ajout d’éléments visuels intrusifs
- transformation de l’usage et de la perception du lieu
- multiplication des supports physiques difficilement évolutifs
Dans un lieu patrimonial sensible, ces dispositifs altèrent progressivement l’intégrité visuelle et symbolique du site.
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Des annonces récentes indiquent que la municipalité de Saint-jean_port-Joli souhaite aménager un accès public au fleuve sur le Domaine Médard-Bourgault. Selon les informations diffusées publiquement, ce projet pourrait inclure différents aménagements permanents destinés à faciliter l’accès de la population, comme un escalier, des bancs, des poubelles et un aménagement du terrain.
À première vue, l’idée d’offrir un accès au fleuve peut sembler positive. Mais dans le cas précis du Domaine Médard-Bourgault, cette proposition soulève une question beaucoup plus profonde : celle de l’intégrité d’un lieu artistique.
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Dire que Médard Bourgault a transformé l’art québécois peut sembler excessif.
Pourtant, en regardant ce qui existait avant lui et ce qu’il a contribué à mettre en place, il devient difficile d’ignorer l’ampleur de son influence.
Médard Bourgault (1897–1967) est généralement considéré comme l’un des principaux artisans du renouveau de la sculpture sur bois au Québec.
Autodidacte originaire de Saint-Jean-Port-Joli, il reprend au tournant des années 1930 un artisanat religieux alors en déclin. Avant lui, la sculpture sur bois d’inspiration religieuse, ancrée depuis le XVIIᵉ siècle, avait été largement supplantée au XIXᵉ siècle par des statues de plâtre importées. Les églises québécoises se tournaient massivement vers ces productions industrielles, et les artisans locaux, lorsqu’ils existaient encore, étaient rarement reconnus comme des artistes à part entière.
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Peut-on encore créer « dans l’esprit de Médard Bourgault » sans renier notre époque ? La continuité avec un maître suppose-t-elle une fidélité au figuratif ? Une opposition à l’art contemporain ? Ou bien un engagement plus profond — esthétique, moral, spirituel ?
Ce texte propose une réflexion ouverte, ancrée dans les écrits de Médard Bourgault, son œuvre et les enjeux de la création actuelle.
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Dans le Québec d’aujourd’hui, pluraliste et en quête d’inclusion, la notion d’un art « canadien-français » ancré dans le patrimoine des Québécois de souche suscite à la fois admiration et questionnement. L’artiste-sculpteur Médard Bourgault (1897–1967), figure phare de la sculpture sur bois traditionnelle, a ardemment défendu un art national enraciné dans la vie rurale et la foi catholique de son peuple. Il souhaitait que son œuvre « représente l’identité québécoise »ethnologiequebec.org à travers des scènes de la vie paysanne, des symboles religieux et des images de l’histoire locale. À l’heure où la culture québécoise se redéfinit pour intégrer la diversité ethnique et répondre aux appels à la décolonisation, on peut se demander : l’idéal d’un art authentiquement de chez nous a-t-il encore un sens rassembleur, ou bien risque-t-il d’apparaître comme un repli exclusif et limitatif?
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Médard Bourgault (1897-1967) est un sculpteur sur bois emblématique du Québec dont le talent fut rapidement comparé à celui des grands maîtres. Comment cet ancien marin, devenu artiste autodidacte, a-t-il atteint une telle maîtrise ? Son journal personnel – un recueil d’écrits rédigés de sa jeunesse jusqu’à sa mort – nous éclaire sur sa méthode : observer inlassablement les œuvres des maîtres, analyser les formes sous tous les angles, et travailler avec rigueur et persévérance. À travers ses propres mots, nous découvrirons comment Bourgault s’inscrit dans la grande tradition de l’apprentissage en art figuratif, faite d’étude assidue des modèles, de répétition des exercices et de transposition créative. Son parcours illustre des valeurs intemporelles – la patience, l’exigence du regard et la passion du beau – toujours pertinentes dans la formation artistique actuelle.
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L’éducation artistique occupe une place centrale dans le Journal de Médard Bourgault.
À travers ses réflexions sur la sculpture, la beauté et la jeunesse, il propose une véritable pédagogie : simple, exigeante, enracinée dans le Québec, et profondément tournée vers la transmission.
Ce texte rassemble — avec fidélité — les leçons qu’il adresse aux artistes, aux jeunes sculpteurs et à ceux qui veulent comprendre sa vision de l’art.
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Le Journal de Médard Bourgault est une source unique pour comprendre sa pensée, sa technique et sa vision de la sculpture au Québec.
On y trouve ses conseils aux jeunes artistes, ses préférences pour les bois du pays, sa philosophie du beau et sa réflexion sur l’avenir de la sculpture traditionnelle.
Ce texte rassemble ces idées de façon fidèle, en s’appuyant uniquement sur des passages réels de son journal.
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